[Allia & Kouraii] Rôle Play

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18062009

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[Allia & Kouraii] Rôle Play




L’an mille… Année du chaos total, annonce de la fin du monde… Les croyances populaires et religieuses l’annonçait, et pourtant… Au premier matin de l’an mille, aucune catastrophe, tout le monde se réveilla. Un jour comme un autre, ou presque, commençait.
C’est dans la peur que tout un chacun alla travailler aux champs, s’attendant à tout moment à voir le ciel virer au rouge, le sol s’enflammer, et les monstres venus des enfers déferler sur les terres dévastées. Pourtant, les jours passèrent sans que la fin du monde ne pointe le bout de son nez.
C’est dans cette ambiance que naquit Allia. Cette charmante petite rouquine fut nommée comme son aïeule, née cent ans plus tôt dans la même exploitation familiale.
Sa petite bouille souriante inspirait la joie et le bonheur, mais une succession de chiffres semblait plutôt présager de sombres jours pour cette fillette. Elle est née le dixième jour du premier mois de l’an mille, tout juste cent ans après son arrière grand-mère. Si l’on se réfère aux croyances Gaïa, le zéro représente le néant, la fin de tout, plutôt que le commencement comme chez les autres races… Quant au un, il fait référence au « premier ». Le peuple Gaïa lui voue une haine sans bornes. Les légendes sont floues sur ce point, mais il aurait causé la perte de tous ses descendants avant même leur naissance. Les enfants de la Terre auraient survécu uniquement grâce à l’intervention des Dieux.
Cumuler ces seuls deux chiffres dès son premier souffle promettait sans conteste un avenir noir à cette frêle enfant.


Rien d’extraordinaire ne se passa dans l’année qui suivit. La vie avait repris son cours progressivement, et au fur et à mesure du temps, s’éloignant de la fatidique date du premier jour de l’an mille, les esprits s’étaient calmés. Les nœuds dans l’estomac s’étaient défaits, la peur lancinante dans tous les cœurs s’était tue. La petite Allia grandissait sagement, faisant la joie de ses parents et des autres membres de la famille.
Approchant du premier anniversaire de ce petit être, les maigres économies que la ferme permettait d’accumuler furent dépensées pour organiser une fête digne de cette enfant. La potée de légume serait agrémentée d’un bon morceau de viande, et l’eau remplacée par du vin. Certes, de moindre qualité, mais du vin tout de même. Cependant, la plus grosse dépense fut pour Allia elle-même. L’achat d’un pendentif béni afin de lui porter chance tout au long de sa vie ruina presque la famille. Sa mère était tellement impatiente qu’elle ne pu attendre le jour donné, et elle lui remit ce présent la veille des ses un an.


Pendentif béni, chance ou destin selon les différents avis, ce qui se passa le lendemain n’était pas le simple fruit du hasard. Dans leur angoisse de l’approche de l’an mille, les hommes avaient oubliés que leur calendrier n’était pas calé sur celui des ancêtres, eux qui avaient annoncé la fin du monde. Le calendrier Mecènien, lui, avait été établi un peu plus tard par les ordres Ecclésiastiques afin qu’il concorde avec le dogme prôné par leur église. Le décalage était de un an et dix jours.
Le soleil qui se leva ce jour là était rouge sang. La lumière qu’il projetait donnait un aspect sombre et lugubre à la neige habituellement lumineuse et immaculée. L’astre diurne était également anormalement chaud pour une journée d’hiver. Quelques heures après son apparition à l’horizon, le manteau blanc avait fondu de moitié, et la température allait en augmentant.
Les premiers prophètes annonçant la fin du monde firent rapidement leur apparition… Après avoir été dénigrés, rejetés, parfois lynchés un an plus tôt, ils voyaient en ce jour celui de leur vengeance. Leur rengaine était toujours la même, la fin du monde, l’enfer sur terre, la fin de l’espèce humaine… Bref, du réchauffé. Pourtant, pour la première fois depuis un an qu’ils tentent de convaincre de nouveau les habitants, certains semblaient enclin à les croire de nouveau… La couleur et la chaleur anormale du soleil y étaient probablement pour quelque chose.


Il ne fallu pas longtemps pour que raison leur soit donnée. Lorsque le soleil fut haut dans le ciel, proche de l’heure de midi, le temps sembla suspendre son chemin. Les oiseaux avaient stoppé leur chant repris en cours de matinée avec la chaleur. Pas un souffle de vent, pas un bruit, rien. Chacun semblait même retenir son souffle pour ne pas troubler ce calme absolu. Les parents d’Allia n’avaient jamais entendu le bourg aussi silencieux. Puis soudain, comme le dit l’adage, le calme fut suivi de la tempête. Le sol se mit à trembler, d’abord imperceptiblement, puis de plus en plus fort, jusqu’à ce que plus personne ne puisse tenir debout sans s’aider d’un arbre ou d’un poteau fermement planté. La terre commença à se fendre sous la pression, laissant apparaître de larges crevasses. Une fumée acre s’éleva de ces ouvertures, asphyxiant à moitié ceux qui l’inhalèrent, et couvrant rapidement le ciel aux yeux de tous.
La panique s’empara de tous. Chacun courait essayer de se mettre à l’abri là où il croyait être le mieux protégé. Dans cette folie ambiante, les plus faibles, ceux qui tombèrent furent immanquablement piétinés, projetés dans les crevasses. Plus rien d’autre ne comptait que sauver sa propre vie. Plus d’amis, parfois plus de famille ni même d’enfants. Les plus jeunes hurlaient de terreur, se pelotonnant dans les recoins protégés des piétinements et des coups d’épaules.
La terre tremblait, les maisons s’effondraient les unes après les autres sur leurs occupants tels des tapettes sur des souris. Les gens couraient dans tous les sens, ne sachant réellement où aller pour se protéger. Panique ? Le mot est trop faible pour décrire ces scènes de chaos, de détresse et de folie.


Au milieu de tout cela, Allia se retrouvait blottie dans les bras de sa mère, Ceraki, qui ne faisait pas exception. La peur au ventre, elle courait où elle pouvait, suivant les mouvements de foule, évitant les embuches et les corps étendu au sol pour ne pas tomber. Elle ne savait où se trouvait son mari. Il avait disparu dès les premiers affolements, abandonnant purement et simplement sa femme et son enfant.
Soudain, une idée lui vint… Le Rocher Eternel ! Ce Dolmen ancestral est réputé inébranlable. Adossé à la montagne, l’amoncèlement de pierres tenait tête au temps depuis plusieurs dizaines de générations. Si la nature n’en est pas venue à bout jusqu’à présent, alors il serait la meilleure protection face à la fin du monde.
Donnant à son tour des coups d’épaule, forçant le passage, elle atteint tant bien que mal la sortie du village où elle était venue chercher des éventuelles explications sur la situation du matin. Son Ornytho était là où elle l’avait laissé quelques heures plus tôt, broutant le maigre foin qui lui restait comme si de rien n’était. Elle l’enfourcha rapidement, lui fit faire volte-face et lui infligea de violents coups de talon pour le faire avancer. La bête sursauta de surprise puis se lança à vive allure dans la direction imposée.
En quelques minutes, les deux femmes avaient atteint le Rocher Eternel. Il se situait sur une colline non loin de la ville, adossé à la montagne sacrée. La terre tremblait toujours, mais les secousses semblaient faiblir lentement, et le ciel semblait devenir quelque peu plus clément. Ceraki descendit du dos de l’Ornytho avec Allia et alla se réfugier sous le dolmen. Les secousses, pourtant extrêmement violentes n’avaient même pas ébranlé le Rocher.


Les deux femmes arrivèrent à l’abri juste à temps. La terre ne tremblait presque plus, mais le ciel avait à son tour choisis de jeter son dévolu sur les hommes. Une pluie de feu se déversa soudain. Des rocs de feu tombaient partout dans une grêle de terreur. Le pauvre Ornytho laissé à quelques pas de là fut littéralement traversé par un projectile à peine plus gros qu’une graine, le tuant sur le coup. Les quelques coups portés au dolmen le faisaient légèrement trembler, mais il semblait vouloir tenir le coup. La pluie de feu dura encore quelques heures avant de cesser. Quelques immenses rocs continuèrent de tomber pendant quelques minutes, dont un sur le Rocher Eternel qui n’était finalement pas aussi inébranlable que cela… Le choc fut d’une telle violence que Ceraki et Allia furent projetées au plusieurs mètres par la secousse. Ceraki fut sonnée et ne reprit conscience que quelques instants plus tard en entendant les cris de sa fille. Allia, qui avait été projetée hors des bras de sa mère avait essayé tant bien que mal de revenir dans les bras protecteurs. Sur son chemin, un morceau du bloc de feu qu’elle a saisit à pleine main avait laissé une marqué qui ne s’effacerait jamais et lui rappellerait éternellement ce jour maudit.
Lorsque Ceraki reprit ses esprits, elle comprit rapidement que sa fille souffrait, mais ce qu’elle vit lui fit encore plus froid dans le dos que tout ce quelle avait vu jusqu’ici… Les crevasses ouvertes plus tôt par les secousses laissaient maintenant s’échapper des créatures tout droit venues des entrailles de la terre, des enfers enfouis sous nos pieds. Si certains semblaient plutôt amicaux, d’autres éveillaient une immense frayeur dans le cœur de Ceraki qui se précipita pour prendre Allia dans ses bras et la protéger. Face à l’une de ces créatures, le corps de la mère servit de bouclier, sauvant sa fille au prix de sa vie. Le cadavre ensanglanté de Ceraki recouvrit bientôt le corps d’Allia, étouffant presque la fillette qui hurlait. Ses cris attirèrent vite l’attention des créatures qui se déversaient toujours depuis les crevasses. Quelques monstres bavant de rage entreprirent de déchiqueter le cadavre de Ceraki pour atteindre la fillette pleurant.


[HRP]Pas de commentaires ici SVP, je n'aime pas voir un RP entrecoupé de HRP, merci ^^. [/HRP]

Alcyion

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[Allia & Kouraii] Rôle Play :: Commentaires

Message le Mar 25 Aoû - 20:50  Alcyion

Il s’en fallut de quelques minutes pour qu’elle ne subisse le même sort que sa mère. Comme dit plus tôt, pendentif béni, chance ou destin, personne ne sut réellement pourquoi, mais une des créatures choisi de protéger Allia plutôt que de la dévorer. Une énorme boule de poil blanche attrapa l’un des agresseurs pour l’utiliser comme arme. Frappant à droite et à gauche, elle chassa rapidement les monstres qu’elle n’avait pas réussi à tuer lors des premiers coups. Puis, une fois le danger écarté, il recueilli la fillette dans ses bras. Allia hurlait encore de peur, mais le contact chaux et doux du poil blanc, ainsi que les grands yeux et la langue drôlement tirée du yéti la rassurèrent rapidement. Une fois les pleurs terminés et l’enfant tranquillement endormie, il partit en direction de nulle part, errer, comme les autres monstres.


L’assaut de la nature et des monstres sur les humains fut foudroyant. Entre les morts, les destructions et les nouveaux arrivants, l’écosystème se trouva totalement perturbé. Outre l’urgence de reconstruire les habitats et les moyens de production vivriers, les hommes survivants étaient maintenant confrontés au problème des monstres qui avaient envahis leurs terres. Il n’y avait maintenant plus un seul lieu sur. Si certaines des créatures aspiraient seulement à vivre en paix à la surface, d’autre avaient mal vécu leur séjour de quelques millénaires sous terre et ils semblaient décidés à nuire aux hommes pour les exterminer, comme s’ils avaient une vengeance à prendre ou simplement des terres à conquérir. Rapidement, les humains durent former des groupes armés pour se défendre. Ainsi, ils s’organisèrent pour lutter face à cette menace. Ils utilisèrent comme arme tout ce qu’ils trouvèrent. Des haches, des épées, même des fourches. Tout était bon pour combattre. Certaines personnes se rendirent rapidement compte qu’elles pouvaient commander à des forces auparavant inconnues. Des boules de feu pouvaient être invoquées par certains, alors que d’autres pouvaient soigner les blessés et même ramener à la vie des gens décédés. La grande catastrophe avait finalement modifié encore plus de choses qu’il n’y paraissait pour les humains. Après quelques études, certains conclurent que ces capacités étaient liées aux rocs tombés plus tôt. Ceux qui les avaient touchés lorsqu’ils étaient encore chauds avaient développés ce genre d’aptitudes étonnantes. Si la nature avait fourni un nouveau prédateur à l’homme, elle lui avait également fourni de nouveaux moyens pour les combattre.


Au fil du temps, ils apprirent à utiliser correctement leurs pouvoirs et grâce à cela, les monstres reculaient. Rapidement, les villes et leurs environs furent débarrassés du plus gros de la menace. La culture des champs et l’élevage purent reprendre afin de nourrir la population qui avait entamé les dernières réserves. Pourtant, les monstres continuaient de les harceler, lançant des assauts de nuit, attaquant les fermiers isolés avant de prendre la fuite. Pourtant, un nouvel élément allait changer la donne. Des hommes se rendirent progressivement compte qu’ils pouvaient influencer certaines créatures, et parfois même qu’ils pouvaient les contrôler. Ils utilisèrent alors leurs capacités pour retourner les monstres les uns contre les autres et bloquer chacun de leurs assauts. Lorsque ces derniers se rendirent compte qu’ils pouvaient être « pervertis » par les hommes, ils ralentirent le rythme de leurs attaques, pour finalement stopper définitivement leurs incursions meurtrières. Ils se contentèrent bientôt de rester dans les campagnes et d’attaquer les passants et les gens isolés. Après quelques mois, tout semblait s’être calmé, et un nouvel écosystème commençait à se mettre en place progressivement. Quelques mois plus tard, certains hommes choisirent même de partir à l’aventure pour chercher un moyen de limiter la prolifération des monstres, et pourquoi pas une solution pour les exterminer et retrouver leur vie d’avant.


C’est ce moment que choisi le père adoptif d’Allia pour ramener l’enfant dans le monde des hommes. Il s’en était occupé pendant quelques temps, comme s’il avait été apprivoisé par l’enfant qu’il protégeait comme s’il était le sien. Pourtant, il semblait savoir qu’il ne pourrait l’élever, et il alla en direction d’une ville Gaïa, Horizon. Sur la route, il trouva un aventurier faisant face à un nombre de monstres trop grand, malgré ses forces. Instinctivement, il lui prêta main forte et lui sauva la vie. Devant l’étonnement de l’homme, le Yéti posa simplement Allia devant lui avec un regard de supplication. Totalement abasourdi, le mercenaire comprit rapidement que cet enfant lui était confié, et il ne put refuser d’accéder à cette requête. Avant de partir, le Yéti grava cinq lettres dans le sol. A, l, l, i, a, puis il indiqua l’enfant de sa griffe. Sans plus de cérémonie, il tourna les talons et parti sans rien demander de plus. L’homme, après être resté coi quelques minutes, repris la route d’Horizon et ramena la fillette chez lui, se promettant d’en prendre soin comme de sa propre fille.

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Message le Mar 25 Aoû - 21:12  Alcyion

Les années passèrent, et Allia grandit entourée d’amour sans jamais apprendre ce qui s’était passé lors des premières années de sa vie. Elle était d’une curiosité étonnante, surtout concernant les monstres. Pour elle, ils faisaient partie de son quotidien, mais une fascination presque malsaine la poussait à chercher de plus en plus d’informations à leur sujet. Lorsqu’elle demandait comment ils étaient apparus et pourquoi, les gens ne lui répondaient pas et la renvoyaient violemment. Même ses parents ne voulaient lui répondre. Elle comprit rapidement que cet évènement était récent et avait marqué le cœur de tout le monde, que personne ne souhaitait en reparler.


Pourtant, le jour de ses vingt ans, une réponse lui fut apportée. Contrairement à la majorité des femmes, Allia avait choisit de suivre la voie des armes afin de participer à la protection de sa famille, de ses amis face aux monstres. Même s’ils la fascinaient, elle était consciente de la menace qu’ils faisaient planer sur les villes. Alors qu’elle s’entrainait au maniement de sa lourde hache, un monstre surgit, seul, à l’autre bout de la place d’arme. Au lieu de se ruer sur elle comme l’aurait fait n’importe quelle autre créature, ce Yéti la regardait fixement, sans bouger. On aurait dit que ses yeux cherchaient à identifier quelque chose… Peut-être cherchaient-ils à l’identifier elle.
Allia ne sentait pas la violence et la haine habituelle en ce monstre, mais plutôt de la curiosité et de l’amusement. C’est sans crainte qu’elle s’approcha de lui, d’abord d’un pas, puis deux, puis dix. Sans gestes brusques, sans brandir sa hache pour ne pas l’effrayer, elle avança. Elle s’arrêta à peine à quelques mètres de lui. Il la dévisageait toujours, arborant un air dubitatif. Puis, probablement à la vue du pendentif qu’Allia venait machinalement de sortir de sa tunique pour le toucher, il sursauta, une expression de victoire sur son visage poilu.



Puis-je voir ta main ?


Cette fois, ce fut au tour de la jeune femme de sursauter, mais de surprise…


N’aie crainte. Je suis un ami. Je ne te veux aucun mal. Puis-je voir ta main ?


Allia, totalement abasourdie, esquissa un geste pour montrer la paume de sa main, celle qui fut brulée dans son enfance. Le regard de la créature s’illumina.


Tu es bien celle que je cherche, dresseuse de fauves. Te souviens- tu de moi ?

N… Non. M… Mais comment… est-ce possible que tu… parles ? Aucun de tes semblables ne parle notre langue.

Je ne parle nullement ta langue, et tu ne parles nullement la mienne. Nous communiquons, c’est tout. Ne t’attarde pas sur ce genre de détails, j’ai plus important à te confier. Que sais-tu de toi-même ?

Je… Je ne comprends pas très bien. Que veux-tu savoir ?

Sais-tu qui tu es ?

Bien sur que je le sais, je ne vois pas comment je pourrais ne pas le savoir.

Ton père t’a donc tout raconté ?

Raconté quoi ? Je ne vois vraiment pas où tu veux en venir. Explique-toi s’il te plait !

L’histoire de ta main. La mort de ta mère. Moi.



Devant l’étonnement marqué d’Allia, le Yéti entreprit de raconter tout ce qu’il savait. Au fur et à mesure de son récit, Allia se décomposa. Etonnement, elle n’envisagea pas une seule seconde que la créature puisse lui mentir… Elle écouta, encore et encore le récit, aussi irréel puisse-t-il être. Lorsque l’histoire fut terminée, elle était assise, le visage trempé par les larmes, et le point serré par la colère.


Ne lui en veut pas, ma fille. Ton père adoptif ne voulait que ton bien. Jamais il ne t’a menti, il a simplement omis quelques détails pour ton bien. Et il n’a pas eut tord.


Une magnifique fée avait fait son apparition au dessus du Yéti.


Allia, je te présente ta mère, Ceraki. L’amour qu’elle te vouait, le sacrifice de sa propre vie pour sauver la tienne on fait d’elle cette magnifique créature, lui donnant une seconde chance.

M… Maman ?

Oui, ma chérie.

Je… Je…

Ne dit rien ma fille. La simple expression de ton regard parle plus que tous les mots du monde. A partir de maintenant, nous ferons route ensemble, toi, moi, et notre ami.

Mais…

Il est temps, ma fille, de quitter ton quotidien. Le jour où nous avons été séparés, tu as hérité du don d’ordonner aux nouveaux arrivants de ce monde. Nul ne sait quelle est sa mission, et tu ne découvriras la tienne que lorsque le temps sera venu. Mais pour cela, tu dois parcourir le monde, sans quoi ta vie n’aura aucun sens. Prends le temps de dire au revoir à cette famille qui t’a accueilli en son sein, car tu n’auras probablement pas l’occasion de les revoir avant quelques mois. Libre à toi de leur raconter ces instants passés ou non, mais soit prête à partir dans deux jours…

Oui… Je…

Prends le temps de te remettre de tes émotions. Nous reviendrons te chercher. A bientôt, ma fille.



Lorsqu’Allia releva la tête, elle était seule, toujours affalée sur le sol et les joues couvertes de larmes. Avait-elle rêvé ? Non, elle en était sur. Mais alors…
Il lui fallut quelques heures pour réaliser, et au moins autant pour accepter tout ce qui venait de se passer. Lorsque le soleil se coucha, elle avait pris sa décision. Elle partirait. Elle avait espéré une occasion, une raison de partir à l’aventure. Puisqu’elle se présentait à elle, elle la saisirait. Une nouvelle vie s’offrait à elle.

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